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La Covid 19 n’est pas née du hasard

Publié le lundi 21 décembre 2020

Les pandémies actuelles et à venir sont un marqueur de l’emprise de l’espèce humaine sur les écosystèmes.

Dans un écosystème normalement fonctionnel — la planète en est un — de très nombreuses espèces cohabitent, chacune étant représentée par un petit nombre d’individus qui s’adaptent et évoluent. La biodiversité s’exprime à tous les niveaux… y compris chez les bactéries et virus, dont la transmission reste modérée.

Aujourd’hui nous sommes dans un écosystème où l’espèce humaine est très largement prédominante en termes de masse et de prédation. Ce qui a pour effet un appauvrissement accéléré de la biodiversité : il y a de moins en moins de place pour les autres espèces.

En même temps, cette « évolution » augmente les risques de pandémies en s’ajoutant aux effets du dérèglement climatique. Par notre nombre croissant, connectés par nos moyens de transports planétaires, avec l’élevage industriel de nos espèces domestiques devenu un incubateur pour virus, par la destruction et la fragmentation des espaces naturels indispensables au maintien de l’équilibre de la biodiversité, l’espèce humaine est seule responsable de cette situation sanitaire devenue catastrophique pour son actuel fonctionnement économique et social.

Si les systèmes économiques et politiques ne sont pas capables de s’attaquer aux causes, il est certain que nous serons atteints régulièrement et de plus en plus souvent par des pandémies, coronavirus ou autres. Tout comme le dérèglement climatique aggravera rapidement les sécheresses, inondations, conflits, etc. et les migrations d’humains et autres espèces qui fuient pour survivre.

Il n’y a pas d’avenir pour l’humanité si elle reste en conflit avec la nature. La protection intransigeante de la biodiversité, du climat et des ressources naturelles est devenue une condition sine-qua-non de notre survie.

En comparaison de cette situation, les atermoiements institutionnels et politiques, à tous les niveaux, paraissent bien dérisoires et illusoires.